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Le projet de loi santé est adopté par le Parlement

Le projet de loi « Ma santé 2022 » a été adopté par le Parlement, mardi 16 juillet. Déserts médicaux, numerus clausus, nouvelles prérogatives des pharmaciens… quels en sont les grands axes et changements ? 

Déserts médicaux

Pour lutter contre la désertification médicale (le manque de médecins dans certaines régions françaises), il sera imposé aux internes de médecine générale en dernière année, un stage à effectuer « en priorité » dans les territoires « en tension ». On compterait en France 192 « déserts médicaux » et 3,2 millions de personnes concernées. Pour mémoire, dans certaines régions, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un pédiatre, un ophtalmologue ou un gynécologue peuvent atteindre plusieurs mois. Et, les généralistes se raréfient, pas seulement à la campagne : l’Ile-de-France et certains arrondissements parisiens sont aussi touchés. 

Numerus clausus

Le numerus clausus qui limite le nombre d’étudiants admis en 2e année de médecine, sera supprimé à la rentrée 2020. Objectif : augmenter le nombre de médecins formés, tout en diversifiant leurs profils, grâce à des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui restent à préciser par décret.

Pharmaciens, infirmières

Les pharmaciens auront de nouvelles prérogatives. Ils pourront délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance, pour des pathologies bénignes comme des cystites ou angines. Et, prescrire directement certains vaccins. 

Les infirmières pourront adapter dans certains cas des traitements en fonction des résultats d’analyses biologiques des patients.

Assistants médicaux, Dmp

Un nouveau métier verra le jour : l’assistant médical. Comme son nom l’indique, il aidera le médecin dans des tâches administratives ou pour effectuer les premiers gestes de soin (tension, pesée…). Plus de 4 000 postes seront créés. 

Tous les patients auront leur propre espace numérique de santé d’ici au 1er janvier 2022, pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (Dmp). Dans cette logique, les arrêts de travail seront prescrits, sauf exception, de manière dématérialisée.

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