AccueilCongrès FNMFAvant même l’ouverture du congrès, la FNMF exhorte l’exécutif à révolutionner et...

Avant même l’ouverture du congrès, la FNMF exhorte l’exécutif à révolutionner et refinancer le système de santé

« Il est nécessaire de refonder le système de santé. Mais pour y parvenir, il faut en avoir les moyens. » Devant la presse, réunie le 2 septembre 2022 à Paris par l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), Eric Chenut a détaillé les ambitions de la FNMF. A quelques jours de l’ouverture du 43e congrès de la Mutualité Française, son président lance un appel aux pouvoirs publics. Mais à deux jours de l’événement, le président de la République a annoncé qu’il ne se rendrait pas à Marseille.

« Evidemment, nous souhaitons qu’il y ait une parole de l’exécutif au plus haut niveau. » A quelques jours seulement de l’ouverture du congrès de la Mutualité Française, le président de la Fédération nationale n’a toujours pas connaissance de la venue, ou non, du chef de l’Etat. Mais devant la presse, réunie en ce vendredi 2 septembre 2022 par l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), Eric Chenut ne semble plus vraiment croire en cette visite présidentielle.

Emmanuel Macron ne fera pas le déplacement

La nouvelle se confirme dès le lundi suivant. « Le président de la République s’exprimera sous la forme d’une allocution vidéo le mercredi 7 septembre matin », annonce un communiqué de presse de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF). Aucun président n’avait manqué l’événement depuis 1982. Pour ce 43e congrès, deux membres du gouvernement feront le déplacement à Marseille. Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat auprès de la Première ministre, chargée de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative, interviendra en ouverture mercredi 7 septembre. Et François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, sera présent en clôture de l’événement, vendredi 9 septembre.

« Refonder le système de santé »

Avant même la levée de rideau, Eric Chenut divulgue les attentes de la Mutualité Française. « Il est nécessaire de refonder le système de santé. Mais pour y parvenir, il faut en avoir les moyens. » La question du financement est clairement revendiquée. Et même martelée par le président de la FNMF devant les journalistes de l’Ajis. « Nous avons vraiment besoin d’entendre les représentants de l’exécutif sur ce sujet. A tous les niveaux : la présidence de la République, la Première ministre, les ministres en charge de ces questions-là autant dans la sphère de la santé que dans celle du budget, à Bercy. Pour sortir de la régulation comptable, particulièrement mortifère pour le système de santé. Et qui n’a pas permis d’engager les réformes nécessaires à la réalité des besoins. »

Professions médicales et sociales

Tout au long de son intervention, Eric Chenut est également revenu sur le malaise persistant dans les professions médicales et sociales. « Les soignants au sens large du terme. Les personnels médicaux et paramédicaux qui ont largement mouillé la blouse pendant la crise sanitaire. Et qui tiennent aujourd’hui dans des conditions extrêmement difficiles. » Après avoir rappelé le contexte de crise sanitaire, il a insisté sur « l’enjeu (qui est) aujourd’hui de restaurer l’attractivité de ces métiers ». « C’est une forme de de révolution culturelle qu’il va falloir opérer », a prévenu le président de la Mutualité Française.

Devant la presse, réunie le 2 septembre 2022 à Paris par l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), Eric Chenut a détaillé les ambitions de la FNMF. © DR

Volonté de concertation

Pour engager ce « changement de paradigme », Eric Chenut se tient à la disposition des pouvoirs publics et des professionnels du secteur de la santé et de la protection sociale. La volonté est clairement affichée. La réponse gouvernementale sera-t-elle à la hauteur ? « Dans le quinquennat précédent, nous avons regretté qu’il n’y ait pas de cadre de concertation entre les acteurs de la société engagée et le pouvoir exécutif », reconnaît Eric Chenut. Et l’absence remarquée d’Emmanuel Macron, avant même l’ouverture du congrès, ne fait qu’augmenter les doutes…

LES DERNIERS BILLETS