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La Cnam détaille ses remboursements par pathologie

Chaque année, la cartographie des pathologies et dépenses de l’assurance-maladie dresse un tableau du poids des différentes maladies dans les remboursements. Elle publie les chiffres concernant l’année 2016.
En 2016, 136,6 milliards d’euros ont été remboursés par le régime général, y compris les sections locales mutualistes (Slm) dont 57,1 milliards d’euros pour les soins de ville (42 %), 61 milliards d’euros pour les soins hospitaliers (45 %) et 18,6 milliards d’euros au titre des prestations en espèces (14 %).

Le poids important de la santé mentale 

Si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « prises en charge par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques), la santé mentale représente 19,8 milliards d’euros, soit 14,5 % des dépenses totales. On notera le poids important des dépenses affectées aux « troubles névrotiques et de l’humeur » (5,3 milliards d’euros) et aux « troubles psychotiques » (4,3 milliards d’euros) qui représentent près de 50 % des dépenses affectées à la santé mentale, et qui proviennent essentiellement des dépenses liées aux séjours hospitaliers.

Cancers

Ils concernent 14,7 milliards d’euros de remboursement soit 10,7 % des dépenses totales.

Maladies cardio-neuro-vasculaires

16,1 milliards d’euros leur sont consacrés, soit 9,8 % des dépenses totales. Il s’agit des « maladies coronaires » (3,5 milliards d’euros), des accidents vasculaires cérébraux (Avc) (2,9 milliards d’euros) et de l’« insuffisance cardiaque » (2,2 milliards d’euros), qui représentent plus des deux tiers des dépenses de ce groupe, avec là aussi une part élevée liée aux séjours hospitaliers. 

Avec 30 milliards d’euros, les maladies cardio-neuro-vasculaires, le diabète et le traitement du risque vasculaire représentent 18,4 % des dépenses totales.

On retrouve dans ces analyses le poids des pathologies et traitements chroniques qui concernent 35 % de la population (soit près de 20 millions de personnes pour le régime général), et qui représentent plus de 60 % de la dépense (environ 84 milliards d’euros).

Les hospitalisations ponctuelles

La part des épisodes hospitaliers que l’on peut qualifier de « ponctuels », au sens où l’hospitalisation n’est pas en lien avec l’ensemble des pathologies chroniques, représente 37 milliards d’euros, soit 22,7 % des dépenses totales.

 

 

Anne-Marie Thomazeau
Rédactrice en chef adjointe du magazine Viva, Anne-Marie Thomazeau est spécialisée dans la protection sociale et l’économie de la santé.

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