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Pour la Fmf, « la république sociale est la seule issue à la crise »

Au lendemain de la dernière manifestation des « Gilets jaunes », la Fédération des mutuelles de France prend la parole pour rappeler que « la France est une république sociale, où chacun a des droits imprescriptibles, dont le droit à la santé ».

« La colère qui s’exprime depuis plusieurs semaines en France est la conséquence de décennies de politiques économiques et sociales qui ont aggravé les inégalités, dégradé les conditions de vie d’une très large majorité de la population et scandaleusement enrichi une minorité de privilégiés », écrit la Fédération des mutuelles de France.

Elle poursuit : « Des organisations sociales, syndicales, mutualistes ont pointé, depuis de nombreuses années, les injustices minant notre société mais, comme la plupart des corps intermédiaires, elles n’ont été ni écoutées, ni entendues. L’élection d’un président de la République éloigné des préoccupations de ses concitoyens et mû par un mélange de suffisance et de mépris à leur égard a contribué à forger le sentiment, aujourd’hui largement partagé, qu’il est d’abord le président des riches. La seule façon de sortir de cette crise, c’est de répondre à la volonté profonde de justice sociale qui s’exprime. La simple suspension d’augmentation de taxe sur les carburants ne peut suffire. L’heure n’est plus aux mesures cosmétiques. Des mesures fortes doivent être annoncées, tant en termes d’accès aux services publics dans tous les territoires qu’en termes d’augmentation des salaires, des minimas sociaux et de redistribution des richesses. »

Quant à la Sécurité sociale, elle « est, aux côtés de l’impôt progressif, l’un des instruments puissants de la justice sociale et de l’instauration de nouveaux droits. Elle a été la cible d’attaques répétées qui l’ont dangereusement affaiblie, notamment dans le domaine de la santé, sur la base d’une idéologie libérale déguisée en pragmatisme fallacieux. La Sécurité Sociale doit être aujourd’hui préservée et renforcée. Pour développer ses ressources, les exonérations de cotisations sociales doivent être remises en cause et la totalité de la richesse mise à contribution. L’offre de soins doit être garantie partout par la réorganisation des soins ambulatoires autour des hôpitaux de proximité et des centres de santé. Les taxes sur les contrats santé doivent être supprimées. »

La Fmf rappelle les enfin que « notre constitution affirme que “ la France est une république sociale”, où chacun a des droits imprescriptibles, dont le droit à la santé. La Déclaration universelle des droits de l’homme, qui a 70 ans aujourd’hui, précise que “ toute personne […] est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité ”. Ces principes doivent être réaffirmés et traduits en un nouveau pacte social et républicain s’appuyant sur une répartition équitable de la richesse nationale et garantissant la justice économique et sociale ».

François Fillonhttp://www.vivamagazine.fr
Directeur de la rédaction du magazine Viva, François Fillon s’intéresse à l’économie sociale et plus particulièrement aux questions de protection sociale.

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